Les Films d'en Face
Alexandra Ramniceanu

Crédit photo : Gali Eytan
Consultante en scénario, scénariste et productrice, Alexandra Ramniceanu accompagne les auteur·es dans un moment clé de leur travail : celui où un projet doit se clarifier, s’ancrer, et engager pleinement celui ou celle qui l’écrit.
Son approche repose sur une exigence centrale : aider les auteur·es à se reconnecter à leur intention profonde, afin de construire des récits cohérents, incarnés, et portés par une vision assumée.
Alexandra a commencé ce travail à New York, où elle a vécu huit ans et étudié le cinéma à la New York University. Elle y a animé des ateliers d’écriture et accompagné des scénaristes venus de contextes culturels très différents, en individuel comme en collectif, avant de poursuivre son activité en France.
Parallèlement à son travail de consultante et de scénariste, elle développe depuis plus de vingt ans une activité de productrice de cinéma. Elle a notamment coécrit et produit Dhalinyaro de Lula Ali Ismaïl, premier long métrage porté par une équipe majoritairement djiboutienne, plusieurs fois primé, ainsi que Ceci n’est pas une guerre de Magali Roucaut et Éric John Bretmel, sorti en salles en France en avril 2025.
Aujourd’hui, elle accompagne des auteur·es en phase d’écriture, de réécriture ou de montage, pour les aider à construire une structure solide, des personnages complexes, et à faire émerger une vision claire, profonde et émotionnellement juste.
Son travail ne consiste pas à lisser les projets, mais à les engager.
À encourager des récits qui dépassent le cadre intime, pour devenir des films capables de résonner, de questionner, et de dialoguer avec le monde contemporain.
Scénario & enseignement
J’ai développé une méthode de travail qui articule étroitement théorie dramaturgique et pratique de terrain, nourrie par plus de vingt ans d’expérience comme scénariste, co-scénariste et productrice.
Cette approche s’est construite à travers l’écriture et la co-écriture de longs métrages — dont Dhalinyaro — le développement de projets de séries, l’animation d’ateliers d’écriture à New York et à Paris, l’enseignement du scénario à EICAR, et un long parcours en production.
Cette double perspective, à la fois créative et profondément ancrée dans les réalités de fabrication, me permet d’accompagner les auteur·es dans la construction de récits émotionnellement puissants et dramaturgiquement solides, sans jamais perdre de vue les contraintes concrètes du cinéma.
Mon travail mobilise une large palette d’outils dramaturgiques, mais il commence toujours au même endroit : l’écoute.
L’écoute de l’histoire, de l’auteur·e, et de ce qui cherche à émerger à travers le projet.
J’aide les auteur·es à clarifier leur intention, à structurer leur récit, et à faire exister la charge émotionnelle de leurs personnages par l’action, le conflit et les choix, plutôt que par le discours.
Une part essentielle de ce travail se joue dans la réécriture — non comme une phase de correction, mais comme un espace de découverte, de précision et d’affirmation de la voix d’auteur.


Crédit photo : Gali Eytan
En tant que consultante

Ce qui m’intéresse avant tout, c’est d’entrer dans l’univers d’un·e auteur·e et de l’aider à clarifier ce qu’il ou elle cherche réellement à dire — au-delà des intentions affichées, des habitudes d’écriture ou des premières versions du récit.
Écrire n’est jamais uniquement une question de scénario.
C’est un dialogue. Un espace de travail vivant, où se croisent intuition, structure et questionnement. C’est là que quelque chose de plus précis — et souvent plus risqué — peut émerger.
Ma relation de travail idéale repose sur le jeu, l’exploration et la confiance.
J’aime accompagner des auteur·es qui acceptent de se confronter à l’inconnu, d’entrer dans un mouvement d’aller-retour, fait d’introspection, de mises à l’épreuve et de découvertes successives.
Le travail ressemble souvent à une enquête partagée : on cherche l’intention juste, le désir à l’origine du projet, et l’on construit le scénario à partir de ce noyau vivant.
C’est le cœur de mon approche : créer un espace où les histoires gagnent en clarté et en force, non en se lissant, mais en se reconnectant profondément à la personne qui les raconte.
Crédit photo : Gali Eytan
Crédit photo : Gali Eytan
Dans la presse
Nathalie Borgers
Réalisatrice de documentaires pour le cinéma et la télévision, Nathalie Borgers développe depuis plus de vingt-cinq ans un travail consacré aux trajectoires de résilience et aux zones aveugles de l’histoire contemporaine.
Ses films interrogent le réel à partir de situations complexes, souvent traversées par la violence politique, la mémoire et les rapports de pouvoir, avec une attention particulière portée au point de vue et à la construction narrative.
Son dernier long métrage, Les cicatrices d’un putsch, a été présenté à la Berlinale 2025 et a reçu le prix du Best Foreign Film au Defense of Democracy Film Festival (États-Unis).
Parallèlement à son travail de réalisatrice, elle enseigne à La Fémis, où elle anime depuis cinq ans l’atelier Concevoir et écrire un projet documentaire.
Dans le cadre du tutorat documentaire, elle accompagne les auteur·es dans la clarification de leur point de vue, la structuration du récit et le développement d’un projet ancré à la fois dans le réel et dans une vision assumée.

Crédit photo : Lena Deinhardstein
